Une année et un jour après la défaite concédée à Miami devant la Colombie (3-1), l'équipe de Suisse alignera à nouveau deux attaquants au coup d'envoi.
«J'ai toujours souhaité évoluer avec deux attaquants, affirme Köbi Kuhn. Le retour de Frei et l'avènement de Derdiyok m'offrent cette possibilité contre l'Allemagne». Le grand perdant dans l'affaire se nomme, à décoder le discours du coach national, donc Blaise Nkufo. Brillant en août dernier contre les Pays-Bas, le buteur de Twente Enschede reste sur une mi-temps catastrophique à Wembley. Il n'est plus aujourd'hui que le quatrième attaquant de Köbi Kuhn derrière Frei, Streller, qui est toujours blessé, et Derdiyok.
«Je veux que les 40 000 spectateurs du Parc St-Jacques découvrent une équipe de Suisse ambitieuse, souligne Köbi Kuhn. Nous affrontons une très grande nation avec l'Allemagne. Mais j'ai voulu que la Suisse se mesure à des adversaires de cette trempe afin que mes joueurs connaissent le tarif avant l'EURO. Après avoir joué contre l'Allemagne, le Brésil, l'Argentine, les Pays-Bas et l'Angleterre, ils sauront parfaitement ce que demande le haut niveau !»

