Une année et un jour après la défaite concédée à Miami devant la Colombie (3-1), l'équipe de Suisse alignera à nouveau deux attaquants au coup d'envoi.

Köbi Kuhn n'a, contrairement à son habitude, pas fait mystère de ses intentions à la veille de défier l'Allemagne à Bâle: le revenant Alex Frei sera associé à la pointe de l'attaque au buteur de Wembley Eren Derdiyok mercredi au Parc St- Jacques.

«J'ai toujours souhaité évoluer avec deux attaquants, affirme Köbi Kuhn. Le retour de Frei et l'avènement de Derdiyok m'offrent cette possibilité contre l'Allemagne». Le grand perdant dans l'affaire se nomme, à décoder le discours du coach national, donc Blaise Nkufo. Brillant en août dernier contre les Pays-Bas, le buteur de Twente Enschede reste sur une mi-temps catastrophique à Wembley. Il n'est plus aujourd'hui que le quatrième attaquant de Köbi Kuhn derrière Frei, Streller, qui est toujours blessé, et Derdiyok.

«Je veux que les 40 000 spectateurs du Parc St-Jacques découvrent une équipe de Suisse ambitieuse, souligne Köbi Kuhn. Nous affrontons une très grande nation avec l'Allemagne. Mais j'ai voulu que la Suisse se mesure à des adversaires de cette trempe afin que mes joueurs connaissent le tarif avant l'EURO. Après avoir joué contre l'Allemagne, le Brésil, l'Argentine, les Pays-Bas et l'Angleterre, ils sauront parfaitement ce que demande le haut niveau !»